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Atelier de renforcement des capacités pour une gouvernance plus efficace et inclusive

Dans le cadre de son engagement aux côtés de LISTAB, cet atelier de renforcement des capacités a réuni différents acteurs autour des principes de bonne gouvernance, du leadership responsable et de la gestion participative.
Cette initiative vise à promouvoir des pratiques plus transparentes, efficaces et durables afin de contribuer au développement et à l’amélioration des performances institutionnelles et communautaires.
Un moment d’échange, d’apprentissage et de collaboration au service d’une gouvernance de qualité.

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La LISTAB dénonce l’ingérence de l’industrie du tabac

La ligue sénégalaise contre le tabac (LISTAB) mène un travail de plaidoyer en vue de la signature du décret relatif à la vente de tabac dans les boutiques dédiées, perspective face à laquelle l’industrie du tabac n’est pas restée inactive, selon son secrétaire général.

L’industrie du tabac n’est pas restée les bras croisés, car la règlementation du secteur de la vente du tabac n’est pas à son avantage, a relevé Djibril Wele, dans un entretien avec l’APS. Soulignant avoir rencontré le secrétaire général du gouvernement dans le cadre d’un plaidoyer mené pour la signature du décret, il a interpellé tous les leaders d’opinion pour mener une action en ce sens.

A ce propos, il a signalé une rencontre avec le khalife de la famille Omarienne, Thierno Madani Tall, annonçant une visite prévue prochainement auprès des chefs religieux à Tivaouane, Touba et auprès du clergé de Dakar. M. Welle a rappelé l’arrêté conjoint interdisant la vente de chicha au Sénégal, qui a été déjà signé par les ministres de la Santé et du Commerce.

Mais, il reste la numérotation pour que cela soit applicable, fait-il observer. Pour le président de la Listab, Amadou Moustapha Gaye, la réglementation de la vente par la signature du décret y afférant, instaurera des boutiques dédiées pour mettre définitivement fin à la vente de tabac aux mineurs.

Ce décret sur la vente de tabac et l’interdiction de la chicha va révolutionner la lutte contre le tabac au Sénégal, s’est félicité le consultant de la Listab, Omar Ndao. Il estime qu’après la sortie attendue de tous les décrets de la loi anti-tabac, beaucoup d’acquis seront obtenus, donnant l’exemple de l’interdiction de la publicité pour le tabac.

Source : Aps.sn

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Les programmes de lutte antitabac sont largement sous financés en Afrique selon une ONG

L’Alliance pour la convention cadre de lutte antitabac (FCA) relève l’insuffisance des financements destinés aux programmes de lutte contre le tabagisme en Afrique.

Malgré le coût relativement faible des « stratégies » de lutte contre le tabac et les importants avantages qu’il est possible d’en tirer pour la santé des populations, les acteurs antitabac de la « région Afrique attestent du défi critique qui réside dans le manque de capacités (…) à mener des activités de plaidoyer », a dit à l’APS la coordonnatrice de la FCA en Afrique, Ndèye Fatou Diouf.

L’Alliance pour la convention cadre de lutte antitabac, une organisation non gouvernementale, soutient la campagne de plaidoyer menée durant le mois en cours par des organisations de la société civile en vue d’une taxation des produits à base de tabac.

« Diverses études ont été menées sur l’impact de la taxation du tabac sur la consommation et la santé dans le pays », a-t-elle rappelé, parlant du Sénégal.

Mme Diouf estime que pour le même pays, « peu d’efforts ont été fournis pour intégrer d’autres mesures » (des mesures différentes de la taxation) de la Convention cadre de lutte antitabac dans les études menées au Sénégal.

Ce constat a conduit la FCA à mettre en œuvre un projet de « plaidoyer budgétaire » au Sénégal, de même qu’en Ouganda, pour « renforcer la capacité des acteurs de la société civile », concernant les dépenses relatives à la santé, selon la coordonnatrice de la FCA en Afrique.

Le but du projet, a-t-elle indiqué, est de « mener des campagnes de sensibilisation visant à augmenter les crédits budgétaires alloués aux plans et programmes de lutte antitabac ».

Concernant la taxation visant à réduire l’ampleur du tabagisme, Ndèye Fatou Diouf affirme, sur la base de données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’en moyenne, une hausse de 10% sur les paquets de cigarettes peut entraîner une baisse de 4% de la demande de tabac dans les pays à revenu élevé, et de 4 à 8% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

« Le Sénégal est confronté à beaucoup de difficultés, concernant le financement de la couverture maladie universelle, de la lutte contre le tabac et les maladies non transmissibles », a remarqué Mme Diouf.

A cause du « manque de ressources suffisantes », les objectifs fixés en matière de lutte contre le tabac « ne sont pas suffisamment atteints », selon Ndèye Fatou Diouf.

Dès lors, il est salutaire d’ »utiliser les taxes sur le tabac pour un financement durable au niveau national, afin de réduire les inégalités d’accès à la santé et renforcer le système de santé ».

Une coalition d’organisations de la société civile baptisée « Taxawu santé » (soutenir la santé) semble en être consciente, puisqu’elle envisage un prélèvement de 5% sur les recettes générées par le commerce du tabac et de ses dérivés, afin de financer la couverture maladie universelle, la lutte contre le tabac et les maladies non transmissibles, selon la coordonnatrice de la FCA.

Le tabagisme est « l’une des plus graves menaces (…) sur la santé publique mondiale, avec plus de 8 millions de morts par an dans le monde », a-t-elle indiqué.

La FCA, créée en 1999, regroupe plus de 500 organisations réparties dans une centaine de pays. Elle représente la société civile dans le plaidoyer menée au sein de la convention-cadre contre le tabac, un traité mondial de santé publique élaboré sous l’égide de l’OMS.

Ce traité entré en vigueur en février 2005 contraint les parties concernées à adopter des « mesures complètes » pour réduire ou éviter les « effets dévastateurs » du tabac sur la santé humaine.

Source : Aps.sn

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Sénégal: Encadrement vente du tabac – La LISTAB exige l’adoption du décret d’application de la loi

La Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab) n’a pas caché son étonnement suite au retard qu’accuse l’adoption du décret d’application de la loi réglementant la commercialisation du tabac au Sénégal, un an après sa finalisation. Elle a fait savoir lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 18 février à Dakar. C’était en présence de la société civile sénégalaise engagée dans la lutte anti-tabac et l’ONG américaine Campaign For Tobacco Free Kids (Cftk).

La LISTAB tire la sonnette d’alarme et interpelle le Gouvernement du Sénégal pour une adoption immédiate du décret portant application de la loi N° 2014-14 du 28 Mars-2014 sur les modalités, procédures, conditions de délivrance et de retrait de l’autorisation d’ouverture et de fermeture de débit de tabac.

Elle l’a fait savoir lors de son face-à-face avec la presse, dans la matinée de ce mardi à Dakar. Une rencontre durant laquelle cette organisation a fait part de son étonnement vu le statu quo observé un an après la finalisation du décret d’application de ladite loi par le ministère de santé. Une loi que les responsables de la LISTAB qualifient de révolutionnaire dans la lutte antitabac en Afrique de l’Ouest.

Le président de la LISTAB, M. Amadou Moustapha Gaye qui se désole de cette situation souligne : « Malgré un historique assez remarquable dans la lutte antitabac, notre pays enregistre aujourd’hui une situation qui risque de ternir sa crédibilité quant à son engagement et sa solidarité pour la santé publique dans le domaine du tabac ».

En effet, fustige-t-il, ce texte de loi reste en souffrance depuis plus d’une (1) année au niveau du Secrétariat Général du Gouvernement quand bien même validé par un comité officiel.

Une situation qui pousse ainsi la société civile sénégalaise à s’interroger sur les motivations du retard de l’adoption du décret en Conseil des Ministres.

Un état de fait jugé plus qu’étonnant d’autant plus que, souligne M. Gaye, le Président de la République, M. Macky Sall, en abordant la question du cancer lors du Conseil des Ministres du 30 Mai 2018 avait encouragé le Gouvernement à intensifier la lutte contre le tabagisme par la mise en application de l’ensemble des dispositions de la loi antitabac votée en 2014.

La LISTAB tient à noter que « l’adoption de ce décret capital verra le Sénégal positionné comme pionnier en Afrique de l’Ouest, et va bouleverser tous les codes historiques de distribution du tabac au Sénégal menant ainsi vers une nouvelle culture de commerce formalisé du tabac ».

Sous un regard plus alerte, le Secrétaire Exécutif de la LISTAB, M. Djibril Wélé se demande : « qui sont les personnes tapies dans l’ombre et qui militent pour que la publication de ce texte d’application soit davantage retardée ».

Devant cet état de fait, il estime qu’au-delà de cette conférence de presse, la société civile prévoit de faire le tour des familles religieuses pour sensibiliser les hommes de cultes et faire le plaidoyer à leur niveau pour que cette situation soit décantée.

Pour démontrer la pertinence de leur combat, M. Bamba Sagna de l’ONG Campaign For Tobacco Free Kids (Cftk) juge inadmissible de continuer à voir « un produit aussi dangereux que le tabac » être commercialisé au même titre que les denrées de consommation courante.

Conscient de la farouche opposition à laquelle elle va s’exposer une fois le décret d’application adoptée, vue l’impact financier que va subir une industrie du tabac très puissante, la LISTAB compte remobiliser tous les acteurs engagés dans ce « combat citoyen ».

C’est à cet effet que la conférence de presse avait rassemblé une audience composée de hauts représentants de diverses structures telles que le Ministère de la Santé, l’Organisation Mondiale de la Santé, le Programme National de lutte contre le Tabac, l’ONG Campaign For Tobacco Free Kids, ainsi que d’autres parties prenantes influentes de la lutte antitabac.

Source : fr.allafrica.com